Hey, bonjour, futur(e) (ou déjà) fan d'I-lusion !
Nous venons vous présenter un livre qui fera fureur une fois édité !
Et pour commencer, un extrait d'I-lusion (le tout début) :
Plic.
Plic. Plic.
Plic. Plic. Plic.
Le bruit fortement stressant était régulier. Les unes après les autres, telle une chaîne interminable, les gouttes d'eau venaient s'écraser dans une vaste flaque noirâtre. Boueuse. Sans fond.
Plic. Plic. Plic. Plic.
Le cul-de-sac paraissait désert : pas âme qui vive. Le sol était sale. Les murs, détruits. Les poubelles vides tristement renversées sur le flanc...
Le paysage alentour était tout aussi chaotique. Un véritable dédale de ruelles toutes aussi fuligineuses les unes que les autres. Des maisons et bâtiments aux fenêtres cassées semblant inhabités. L'air lourd. Trop, lourd. Pesant. Donnant une atmosphère assez étrange à l'endroit. Et ce ciel ! Ah. Aussi gris qu'un jour de tempête. Empli de nuages noirs rappelant les ténèbres. La nuit approchant, le soleil avait comme soudainement... disparu.
Et pourtant.
Un faible rayon doré vint timidement éclairer une masse inerte, recroquevillée au fond de l'impasse. Ce même rayon fit danser de doux reflets sur ce qui semblait être une chevelure sombre.
-- Hmmm...
Le grognement brisa le silence interminable qui avait emprisonné le village fantôme. La fameuse masse – qui était en fait un corps – se redressa lentement. Vacillante. Comme engourdie par un sommeil trop long.
-- Ma tête...
Doucement, elle étendit une jambe. Puis l'autre. Secoua la tête. Leva les deux bras vers le ciel. Etouffa un bâillement. Comme si cela était la chose la plus ordinaire du monde. Pourtant, elle ne voyait ni n'entendait rien.
A tâtons, recherche d'un mur pour se soutenir. Pour se relever.
-- Newton, Newton...
Elle avait comme le cruel besoin de se répéter cela.
-- Professeur Newton.
Comme si ce simple nom était gravé depuis toujours dans son jeune esprit. Pourquoi ? Comment ?
Mystère.
-- Je ne dois pas rester là. Trouver... Newton. Oui, trouver...
Elle s'appuya – ou du moins tenta de s'appuyer – contre le mur, ne sentant que très peu le contact avec la pierre visqueuse.
-- J'ai mal...
Elle fut enfin debout. Restant immobile quelques minutes, elle tendit lentement les bras vers l'avant. Puis, tel un mort-vivant, se mit à avancer.
Trébuchant. Tombant. Se relevant à chaque fois.
-- Pourquoi ai-je si mal ?
Plic...Plic...
Le bruit devint de plus en plus lointain. Il s'atténua d'ailleurs avant de disparaître totalement quelques pas plus loin ; quelques secondes plus tard.
-- Newton...
C'était sa seule pensée. Son unique obsession. Il n'y avait rien d'autre. Un vide total. Un trou béant. Etait-elle amnésique ? Non. Elle n'avait pas de mémoire.
Nous venons vous présenter un livre qui fera fureur une fois édité !
Et pour commencer, un extrait d'I-lusion (le tout début) :
Plic.
Plic. Plic.
Plic. Plic. Plic.
Le bruit fortement stressant était régulier. Les unes après les autres, telle une chaîne interminable, les gouttes d'eau venaient s'écraser dans une vaste flaque noirâtre. Boueuse. Sans fond.
Plic. Plic. Plic. Plic.
Le cul-de-sac paraissait désert : pas âme qui vive. Le sol était sale. Les murs, détruits. Les poubelles vides tristement renversées sur le flanc...
Le paysage alentour était tout aussi chaotique. Un véritable dédale de ruelles toutes aussi fuligineuses les unes que les autres. Des maisons et bâtiments aux fenêtres cassées semblant inhabités. L'air lourd. Trop, lourd. Pesant. Donnant une atmosphère assez étrange à l'endroit. Et ce ciel ! Ah. Aussi gris qu'un jour de tempête. Empli de nuages noirs rappelant les ténèbres. La nuit approchant, le soleil avait comme soudainement... disparu.
Et pourtant.
Un faible rayon doré vint timidement éclairer une masse inerte, recroquevillée au fond de l'impasse. Ce même rayon fit danser de doux reflets sur ce qui semblait être une chevelure sombre.
-- Hmmm...
Le grognement brisa le silence interminable qui avait emprisonné le village fantôme. La fameuse masse – qui était en fait un corps – se redressa lentement. Vacillante. Comme engourdie par un sommeil trop long.
-- Ma tête...
Doucement, elle étendit une jambe. Puis l'autre. Secoua la tête. Leva les deux bras vers le ciel. Etouffa un bâillement. Comme si cela était la chose la plus ordinaire du monde. Pourtant, elle ne voyait ni n'entendait rien.
A tâtons, recherche d'un mur pour se soutenir. Pour se relever.
-- Newton, Newton...
Elle avait comme le cruel besoin de se répéter cela.
-- Professeur Newton.
Comme si ce simple nom était gravé depuis toujours dans son jeune esprit. Pourquoi ? Comment ?
Mystère.
-- Je ne dois pas rester là. Trouver... Newton. Oui, trouver...
Elle s'appuya – ou du moins tenta de s'appuyer – contre le mur, ne sentant que très peu le contact avec la pierre visqueuse.
-- J'ai mal...
Elle fut enfin debout. Restant immobile quelques minutes, elle tendit lentement les bras vers l'avant. Puis, tel un mort-vivant, se mit à avancer.
Trébuchant. Tombant. Se relevant à chaque fois.
-- Pourquoi ai-je si mal ?
Plic...Plic...
Le bruit devint de plus en plus lointain. Il s'atténua d'ailleurs avant de disparaître totalement quelques pas plus loin ; quelques secondes plus tard.
-- Newton...
C'était sa seule pensée. Son unique obsession. Il n'y avait rien d'autre. Un vide total. Un trou béant. Etait-elle amnésique ? Non. Elle n'avait pas de mémoire.